Plaisirs Coupables

virtual_world_cover_pocheCela fait plusieurs jours que je pense à écrire quelque chose sur les plaisirs coupables. Déjà, « plaisirs » et « coupables » dans la même expression, ça me gratte un petit peu du côté du cervelet, mais dans les faits c’est une expression qui revient tellement souvent… Qui c’est qui m’a fait penser cela ? Personne en fait. Simplement, en quelques jours, j’ai terminé un roman des années ‘90 qui sera bientôt un film des années 2000, « American Assassin », puis j’ai revu cette désolante/surprenante copie de « Die Hard » qui s’intitule « Olympus has Fallen », dont le niveau de crédibilité est assez proche de celui d’un hamster assis sur le trône de fer. Enfin, j’ai parcouru d’un œil effaré les divers projets d’écriture que j’aimerai mené à bien d’ici la fin de 2018 et j’y ai vu côte à des côte des trucs plutôt ambitieux et des vrais « plaisirs coupables » où les stéréotypes et les explosions seront davantage présents que les grandes réflexions sur l’état du monde qui nous entoure.

Ceci dit, je me plante peut-être totalement. Et si je n’arrête pas de penser à ces plaisirs coupables, c’est peut-être simplement parce que je ne fais vieux, que je suis un peu usé, ou que ma vigilance s’émousse avec le temps.

Quoi qu’il en soit, j’ai l’impression (ah ah, ce mot… l’impression… le ressenti…) qu’il n’est plus trop possible, aujourd’hui, de se lasser aller aux plaisirs coupables de ce divertissement pur jus, fondu sous un couche de stéréotypes et articulé autour d’une structure ultra-classique. Enfin, si. En fait, les plaisirs coupables ont été recyclés, avec une intelligence certaine, par les grands studios. Pour en faire des films de super-héros. Là où une part du stéréotypes peut se justifier… Puisque finalement on s’inspire d’une BD. Forme d’art qui sous-entend forcément une forme de simplification narrative. Du moins dans l’esprit du plus grand nombre. Mais les autres plaisirs coupables, il sera toujours bien quelqu’un, à l’affût sur un réseau social où l’autre, pour venir lui casser les genoux et vous pointer du doigt. Comme s’il fallait en tout lieu, en toute heure, en toute circonstance, être un être hyper vigilant, hyper actif, hyper scrupuleux, hyper raisonnable.

Au risque de ne plus pouvoir s’évader que dans des formes de divertissement calibrées. Oserai-je dire « politiquement correcte ».

Pire, peut-être, cette forme de calibrage ressemble à s’y méprendre à de la condescendance. Il existe du « bon » et du « mauvais divertissement ». Et surtout, le lecteur/spectateur est bien entendu incapable de faire la part des choses. De porter un regard critique, tout en étant « dans » le divertissement. Il faut donc s’empresser d’interdire, de couper, de jeter l’opprobre sur tel ou tel roman, tel ou tel film.

Nous semblons de plus en plus vivre dans une société où le réflexe premier et de cacher, de faire disparaître… de censurer ? Ce qui ne convient pas, selon les normes édictées par un « public » bien nébuleux. Exciser plutôt qu’éduquer, semble être le chemin que nous empruntons pour l’instant. Jusqu’à vouloir faire disparaître des symboles historiques, des statues, des pans entiers, peut-être de l’Histoire.

Cette tendance, si on l’ajoute à l’aspect déformant de la réalité qu’induit la « vie » sur les réseaux sociaux, comporte aussi, à mon sens, un autre danger. Celui, encore et toujours, de la fragmentation, de plus en plus grande, de cette « opinion publique » dont on nous rabat les oreilles. Aujourd’hui, à travers la loupe de Facebook, il est soudain possible que, durant un temps toujours réduit, une « tendance », portée par quelques uns, prenne des allures de « lames de fond ». Juste des allures. Dans la plupart des cas, il s’agit de vents violents, mais de bien courte durée. D’indignation d’un soir. De soulèvement d’une après-midi… enfin, s’il ne pleut pas.

Sous des grands airs de diversité, au rythme d’une soi-disant socialisation, les réseaux sociaux et notre tendance à l’hyper connectivité fait de nous des être asociaux. Des êtres qui ne se reconnaissent qu’au sein de leur propre tribus. Des tribus de plus en plus… réduites.

Je suis loin de mon plaisir coupable ? Pas certain. Comme le dit parfois un ami avec un vrai sens de la poésie : « Cela peut faire du bien parfois, de péter un coup ». De lire un roman de pure divertissement, de s’enfoncer dans les méandres d’un films perclus de clichés, de vivre… et de laisser vivre. Ne serait-ce que pour permettre à notre cerveau, ce bel inconnu aux réactions chimiques si complexes, de prendre le temps de respirer. Un acte qui prend parfois autant d’importance, que l’engagement citoyen, le libre examen ou la critique argumentée.

Oh yeah. Désolé de vous avoir retenu aussi longtemps avec ce post de rentrée. Et dire que je voulais simplement vous parlez de la sortie de « Virtual World 2.0 » sans une petite édition de poche, auto-produite par mes soins. Un vrai plaisir coupable que ce roman. Je peux vous l’assurer. Mais on en reparlera ! C’est sûr.

Je l’aurais pas mieux dit !

ebookCe qui est chouette avec le web, c’est que vous découvrez régulièrement des articles qui expriment, avec une certaine précision et un talent certain, ce que vous pensez de tel ou tel sujet. Celui-ci, qui est paru sur le site de NumerikLivre, résume bien mon point de vue sur la relation entre livres numériques et livres papiers.

J’ajouterai simplement une remarque. Lorsque l’auteur évoque un prix du numérique qui peut être 30% inférieur à celui du prix papier, il parle sans doute en moyenne… Et je ne sais pas exactement sur quelles données il s’appuie. Actuellement, avec la politique menée par les grands groupes concernant le livre numérique, le prix du livre de poche français est très souvent inférieur, de quelques euros, à celui de l’édition numérique. Ce qui ne « pousse » pas à l’achat dématérialisé.

Par contre, je rejoins l’auteur de l’article lorsqu’il avance que trop de lecteurs/bloggeurs/observateurs  confondent encore liseuse et tablette. L’encre numérique, proposée par Kindle ou encore Kobo, n’a absolument RIEN à voir avec l’affichage « agressif » d’un écran de tablette ou de smartphone et se rapproche fortement de l’expérience papier. Voir, la dépasse en confort lorsque la fatigue du regard s’installe.

Et si vous désirez tenter l’expérience de la lecture numérique, après l’achat d’une liseuse, n’oubliez pas que vous pouvez découvrir « Virtual World 2.0 » pour un prix défiant toute concurrence!

Virtual world

Virtual World 2.0 chez Multivers Editions/Amazon/Kobo

5 choses apprises en (ré)écrivant Virtual World

Virtual worldIl m’arrive de casser les cacahuètes d’autres auteurs à propos de leurs sorties, donc, il est logique que je m’impose le même genre d’exercice, non ? Voici donc, 5 choses apprises en (ré)écrivant Virtual World…

  1. Un livre « techno » c’est vite « vieux ». Et oui. Vu la vitesse à laquelle la technologie cavale à notre époque, il faut se faire une raison. Avec 20 ans dans les dents (putain… 20 ans…), Virtual World ressemble à un téléphone portable sans écran tactile… Ou à un discman… Ou à une disquette 5 pouces. Me regardez pas avec cet air surpris, si vous ne savez pas de quoi je parle, faites une recherche sur Google. Je me suis donc décidé à revoir une partie des aspects « techniques » afin de rendre l’histoire plus contemporaine. Mais je suis certain que j’ai loupé des trucs.
  2. Ah merde,Michael Jackson est mort… Et oui. Lorsque, comme moi, vous adorez saupoudrer vos écrits avec des références à la pop culture, la relecture fait surgir des éléments… datés. Des « incontournables » de 1997, qui s’avèrent aujourd’hui totalement oubliés. C’est dingue à quel point notre inconscient collectif est une sorte de grand tamis qui élimine une GRANDE partie de ce qui nous est déversé sur la tête au fil du temps et des jours.
  3. J’ai appris des tas de choses en vingt ans. Mais j’ai refusé de les appliquer à la réécriture de Virtual World. Mon style, mes tics d’écriture, ma façon d’aborder certaines scènes, ont évolué. Mais j’ai décidé, de façon tout à fait consciente, de ne pas revoir en profondeur mon « style » de l’époque. L’idée était d’actualiser le roman, pas d’en faire un reboot.
  4. Réécrire, c’est marrant. Si. Je vous assure. Surtout avec vingt ans de recul ! Je devrais d’ailleurs toujours faire ça. Laisser mes manuscrits pendant vingt ans au fond d’un tiroir, avant de les reprendre et de les réécrire. Un peu. Ça serait drôle.
  5. C’est beau la candeur. En relisant « Virtual World », j’ai réalisé la candeur avec laquelle je suis entré dans cette histoire. Il y a vingt ans, je me posais beaucoup moins de questions. J’écrivais… Point. Maintenant, il m’arrive parfois d’évoquer plusieurs idées, dans un coin de ma cervelle et de les abandonner aussi vite. Au motif que finalement, cela a déjà été fait, que ceci, ou que cela… C’est con. Je m’en rends compte. A l’époque, mon processus d’écriture était plus… Naturel ?

Youpie ! J’y suis arrivé ! Finalement, ce n’était pas si difficile. La prochaine fois qu’un auteur se plaint de l’exercice, je lui propose de se battre à main nue contre une autruche en cyber-armure !

All right. Vous pouvez reprendre une activité normale, après avoir choppé votre exemplaire de « Virtual World 2.0 » sur une des plateformes suivantes ! Pour ma modique somme de 1€99 ! Un roman ! Complet ! Enjoy !

Virtual World 2.0 chez Multivers Editions/Kobo/Amazon

ALERTE ! VIRTUAL WORLD 2.0 est là !

Est-il besoin d’en dire plus ? Oui ? Ok. Un petit résumé ? Une quatrième de couv’ ?

C’est parti !

Seattle. La cité des nouvelles technologies. La ville, le pays, le monde entier ne parle que de l’inauguration de VIrtual World, le premier parc d’attractions virtuel conçu à l’échelle globale.

Cinq jours avant l’inauguration, le corps sans vie d’une jeune fille est retrouvé dans une chambre de la villa du fondateur du parc. Meurtre crapuleux ? Tentative de déstabilisation ? Tout se complique lorsque le médecin légiste affirme avec certitude, que la victime a succombé… À une attaque de requin. À peine capable de se servir d’un smartphone, l’inspecteur Roy Campbell se lance sur les traces d’un assassin insaisissable.

Une enquête haletante, au carrefour du thriller, de la technologie et de l’action.

Je vous reposte la couverture ? Avec plaisir !

Virtual world

Et pour le télécharger, directement, sur le site de l’éditeur, c’est ici, pour 1€99 !

TELECHARGER VIRTUAL WORLD 2.0

Les liens vers les autres acteurs de la chaîne numérique seront disponible à partir de ce vendredi 16 juin.

J-1 Vos papiers!

Ce 15 juin donc, des fois que cela vous aurait échappé, « Virtual World 2.0 » la refonte de mon premier roman, sera disponible dans le monde entier, grâce à Multivers Editions. En digital. Dans le monde entier. Je répète. Avec un ordinateur, une tablette, une liseuse, où que vous soyez, pour la somme folle de 1€99 vous pourrez découvrir cette aventure qui mêle polar, action, humour et fiction scientifique avec un talent que m’envie bien des pingouins. Dans le monde entier. Je sais, je viens de le répéter trois fois. Simplement parce que j’arme ma réponse à propos d’une question qui ne manque jamais de surgir lorsque j’évoque les livres dématérialisés : « Oui, mais quand est-ce que je pourrais l’acheter en papier ? Parce que moi, hein le papier… ». Je sais. Moi aussi « le papier ». Odeur, touché, fétichisme, caler une armoire, assommer un zombie, allumer un barbecue… Moi aussi. Sauf que, comme je l’évoquais encore il y a peu, mon idée à moi c’est de pouvoir offrir mes histoires à un lectorat. Le plus large possible. Et de nos jours, trouver le chemin des librairies, des grandes enseignes, des productions de masse… Ce n’est pas facile. Cela ne l’a jamais été. Et cela ne le sera jamais. La culture, hélas, est un monde ultra-compétitif. Ce qui devrait être accessible, libre, bon marché… Ne l’est pas. Et dans l’état actuel des choses, je ne vois pas très bien ce que je peux y changer… Oh… Wait. Je peux mettre mes livres à disposition. Pour un prix démocratique. Sur un support qui ne l’est pas moins. Dans des conditions qui deviennent, aujourd’hui, tout a fait confortables. On peut facilement passer une après-midi les yeux rivés sur une liseuse, sans devoir, ensuite, passer par la case ophtalmo.

Ca ce sont mes outils, pour faire avancer le schmilblick.

Pour les lecteurs, leurs armes de construction massive, c’est la curiosité, c’est la découverte. C’est sortir des sentiers battus et rabattus par les vingt même auteurs. Dont le talent n’est pas à remettre en question. Lisez-les, bien entendu. Mais lisez aussi les autres. Surtout lorsqu’ils sont bon marché. Et accessibles. C’est ce support, ces lectures nombreuses et variées qui permettront ensuite de proposer des versions « papier » et de nouvelles histoires.

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