Je l’aurais pas mieux dit !

ebookCe qui est chouette avec le web, c’est que vous découvrez régulièrement des articles qui expriment, avec une certaine précision et un talent certain, ce que vous pensez de tel ou tel sujet. Celui-ci, qui est paru sur le site de NumerikLivre, résume bien mon point de vue sur la relation entre livres numériques et livres papiers.

J’ajouterai simplement une remarque. Lorsque l’auteur évoque un prix du numérique qui peut être 30% inférieur à celui du prix papier, il parle sans doute en moyenne… Et je ne sais pas exactement sur quelles données il s’appuie. Actuellement, avec la politique menée par les grands groupes concernant le livre numérique, le prix du livre de poche français est très souvent inférieur, de quelques euros, à celui de l’édition numérique. Ce qui ne « pousse » pas à l’achat dématérialisé.

Par contre, je rejoins l’auteur de l’article lorsqu’il avance que trop de lecteurs/bloggeurs/observateurs  confondent encore liseuse et tablette. L’encre numérique, proposée par Kindle ou encore Kobo, n’a absolument RIEN à voir avec l’affichage « agressif » d’un écran de tablette ou de smartphone et se rapproche fortement de l’expérience papier. Voir, la dépasse en confort lorsque la fatigue du regard s’installe.

Et si vous désirez tenter l’expérience de la lecture numérique, après l’achat d’une liseuse, n’oubliez pas que vous pouvez découvrir « Virtual World 2.0 » pour un prix défiant toute concurrence!

Virtual world

Virtual World 2.0 chez Multivers Editions/Amazon/Kobo

5 choses apprises en (ré)écrivant Virtual World

Virtual worldIl m’arrive de casser les cacahuètes d’autres auteurs à propos de leurs sorties, donc, il est logique que je m’impose le même genre d’exercice, non ? Voici donc, 5 choses apprises en (ré)écrivant Virtual World…

  1. Un livre « techno » c’est vite « vieux ». Et oui. Vu la vitesse à laquelle la technologie cavale à notre époque, il faut se faire une raison. Avec 20 ans dans les dents (putain… 20 ans…), Virtual World ressemble à un téléphone portable sans écran tactile… Ou à un discman… Ou à une disquette 5 pouces. Me regardez pas avec cet air surpris, si vous ne savez pas de quoi je parle, faites une recherche sur Google. Je me suis donc décidé à revoir une partie des aspects « techniques » afin de rendre l’histoire plus contemporaine. Mais je suis certain que j’ai loupé des trucs.
  2. Ah merde,Michael Jackson est mort… Et oui. Lorsque, comme moi, vous adorez saupoudrer vos écrits avec des références à la pop culture, la relecture fait surgir des éléments… datés. Des « incontournables » de 1997, qui s’avèrent aujourd’hui totalement oubliés. C’est dingue à quel point notre inconscient collectif est une sorte de grand tamis qui élimine une GRANDE partie de ce qui nous est déversé sur la tête au fil du temps et des jours.
  3. J’ai appris des tas de choses en vingt ans. Mais j’ai refusé de les appliquer à la réécriture de Virtual World. Mon style, mes tics d’écriture, ma façon d’aborder certaines scènes, ont évolué. Mais j’ai décidé, de façon tout à fait consciente, de ne pas revoir en profondeur mon « style » de l’époque. L’idée était d’actualiser le roman, pas d’en faire un reboot.
  4. Réécrire, c’est marrant. Si. Je vous assure. Surtout avec vingt ans de recul ! Je devrais d’ailleurs toujours faire ça. Laisser mes manuscrits pendant vingt ans au fond d’un tiroir, avant de les reprendre et de les réécrire. Un peu. Ça serait drôle.
  5. C’est beau la candeur. En relisant « Virtual World », j’ai réalisé la candeur avec laquelle je suis entré dans cette histoire. Il y a vingt ans, je me posais beaucoup moins de questions. J’écrivais… Point. Maintenant, il m’arrive parfois d’évoquer plusieurs idées, dans un coin de ma cervelle et de les abandonner aussi vite. Au motif que finalement, cela a déjà été fait, que ceci, ou que cela… C’est con. Je m’en rends compte. A l’époque, mon processus d’écriture était plus… Naturel ?

Youpie ! J’y suis arrivé ! Finalement, ce n’était pas si difficile. La prochaine fois qu’un auteur se plaint de l’exercice, je lui propose de se battre à main nue contre une autruche en cyber-armure !

All right. Vous pouvez reprendre une activité normale, après avoir choppé votre exemplaire de « Virtual World 2.0 » sur une des plateformes suivantes ! Pour ma modique somme de 1€99 ! Un roman ! Complet ! Enjoy !

Virtual World 2.0 chez Multivers Editions/Kobo/Amazon

ALERTE ! VIRTUAL WORLD 2.0 est là !

Est-il besoin d’en dire plus ? Oui ? Ok. Un petit résumé ? Une quatrième de couv’ ?

C’est parti !

Seattle. La cité des nouvelles technologies. La ville, le pays, le monde entier ne parle que de l’inauguration de VIrtual World, le premier parc d’attractions virtuel conçu à l’échelle globale.

Cinq jours avant l’inauguration, le corps sans vie d’une jeune fille est retrouvé dans une chambre de la villa du fondateur du parc. Meurtre crapuleux ? Tentative de déstabilisation ? Tout se complique lorsque le médecin légiste affirme avec certitude, que la victime a succombé… À une attaque de requin. À peine capable de se servir d’un smartphone, l’inspecteur Roy Campbell se lance sur les traces d’un assassin insaisissable.

Une enquête haletante, au carrefour du thriller, de la technologie et de l’action.

Je vous reposte la couverture ? Avec plaisir !

Virtual world

Et pour le télécharger, directement, sur le site de l’éditeur, c’est ici, pour 1€99 !

TELECHARGER VIRTUAL WORLD 2.0

Les liens vers les autres acteurs de la chaîne numérique seront disponible à partir de ce vendredi 16 juin.

J-1 Vos papiers!

Ce 15 juin donc, des fois que cela vous aurait échappé, « Virtual World 2.0 » la refonte de mon premier roman, sera disponible dans le monde entier, grâce à Multivers Editions. En digital. Dans le monde entier. Je répète. Avec un ordinateur, une tablette, une liseuse, où que vous soyez, pour la somme folle de 1€99 vous pourrez découvrir cette aventure qui mêle polar, action, humour et fiction scientifique avec un talent que m’envie bien des pingouins. Dans le monde entier. Je sais, je viens de le répéter trois fois. Simplement parce que j’arme ma réponse à propos d’une question qui ne manque jamais de surgir lorsque j’évoque les livres dématérialisés : « Oui, mais quand est-ce que je pourrais l’acheter en papier ? Parce que moi, hein le papier… ». Je sais. Moi aussi « le papier ». Odeur, touché, fétichisme, caler une armoire, assommer un zombie, allumer un barbecue… Moi aussi. Sauf que, comme je l’évoquais encore il y a peu, mon idée à moi c’est de pouvoir offrir mes histoires à un lectorat. Le plus large possible. Et de nos jours, trouver le chemin des librairies, des grandes enseignes, des productions de masse… Ce n’est pas facile. Cela ne l’a jamais été. Et cela ne le sera jamais. La culture, hélas, est un monde ultra-compétitif. Ce qui devrait être accessible, libre, bon marché… Ne l’est pas. Et dans l’état actuel des choses, je ne vois pas très bien ce que je peux y changer… Oh… Wait. Je peux mettre mes livres à disposition. Pour un prix démocratique. Sur un support qui ne l’est pas moins. Dans des conditions qui deviennent, aujourd’hui, tout a fait confortables. On peut facilement passer une après-midi les yeux rivés sur une liseuse, sans devoir, ensuite, passer par la case ophtalmo.

Ca ce sont mes outils, pour faire avancer le schmilblick.

Pour les lecteurs, leurs armes de construction massive, c’est la curiosité, c’est la découverte. C’est sortir des sentiers battus et rabattus par les vingt même auteurs. Dont le talent n’est pas à remettre en question. Lisez-les, bien entendu. Mais lisez aussi les autres. Surtout lorsqu’ils sont bon marché. Et accessibles. C’est ce support, ces lectures nombreuses et variées qui permettront ensuite de proposer des versions « papier » et de nouvelles histoires.

Virtual world

Mais comment t’as fait ? Hein ?

MonkeyTypist

C’est souvent une question qui revient, surtout posée par les aspirants écrivains, mais pas que… « Comment vous avez fait pour être édité? ». C’est pas difficile. J’ai couché. Ca c’est la réponse un peu lourde, un peu bateau, un peu con. Il y a aussi le plus classique « mon papa connaissait l’éditeur » ou le plus vénal « mon papa a donné de l’argent aux bonnes personnes ». C’est drôle. Ou pas. C’est surtout du niveau d’un film sur la littérature écrit par Franck Dubosc et ce n’est évidemment pas vrai. Cela a dû arriver. Cela arrive peut-être même encore… Mais ce n’est pas comme ça que Virtual World – que vous allez pouvoir (re)découvrir le 15 juin – a été édité. Nope.

L’histoire est à la fois simple… Et compliquée.

Simple parce que je travaillais déjà pour l’éditeur, Claude Lefrancq, en qualité de traducteur. L’anglais a peu de secret pour moi,  du moins celui de la culture populaire, et j’ai donc traduit pas mal de romans à l’époque. Et lorsque j’ai proposé l’idée de « Virtual World » à l’équipe éditoriale, ils ont trouvé ça plutôt sympa.

Ce n’est pas pour cela qu’ils m’ont signé un contrat d’un millions de francs lourd, sur la foi d’un beau résumé. Il a fallut que je l’écrive ce roman. Et il a été lu. Par un directeur de collection et par d’autres personnes. Avant qu’il entre dans la liste des « publications futures » de la maison. Et franchement, si j’avais transformé mon idée est un joli de tas de feuilles dactylographiées pleines de caca littéraire, le roman aurait rejoint la pile étiquetée « Non, merci monsieur, votre manuscrit n’entre pas dans notre ligne éditoriale ». Et j’aurais trouvé cela tout à fait normal. Ce n’est pas parce que j’avais pondu quelques bonnes traductions que mon travail d’auteur était, forcément, bon.

Ce processus, de l’idée à l’écriture, à l’acceptation par l’éditeur, c’est la partie compliquée. C’est la partie qui demande du boulot, de la sueur, des heures de développement et d’idées en flux continu.

Je reviens là-dessus dans ce post, parce que j’entends parfois, de-ci, de-là, sur les réseaux sociaux, ou lors de rencontres, des remarques sur l’inévitable aspect « co-opté » du monde de l’édition. Histoire de dire « bah, si tu ne connais personne, tu n’y arriveras jamais ». Et parfois, ça me fait un peu grincer des dents. Parce que ce n’est pas tout à fait faux. Mais je pense que c’est pareil dans TOUTES les disciplines. Dans une autre vie, j’ai aidé des demandeurs d’emploi à trouver du boulot. Et la première chose que l’on apprenait, c’est que les annonces « au grand jour », ne constituaient qu’une part relativement peu importante de l’offre. Le « marché caché » constituait une vraie mine d’or. Les contacts, les amis, le lien social, les échanges entre humains. Il en va de même dans le monde de la littérature. Reste qu’il ne faut pas se tromper. Si vous êtes un mauvais menuisier et que le cousin de votre voisin vous engage parce qu’il a entendu parler de vous, à la première planche découpée de travers, il va vous botter les fesses à coup de ciseau à bois. Et cela sera fini pour vous. Donc, même si la petite nièce du grand patron de Galimard place votre bouquin sur la bonne pile, il y a encore quelques kilomètres entre ce bureau… et les étagères d’une librairie.

Pour le coup, cela ne veut pas dire non plus qu’il n’y a pas d’injustice. Bien entendu, des histoires magnifiques, écrites avec talent et avec passion, restent à jamais entre les mains de leurs auteurs. Et des bouses sans nom parviennent à atteindre des chiffres de vente tout à fait raisonnable. Tout simplement parce que le monde, la vie, le grand tout, est un savant mélange de chance, d’injustice, de justice, de travail et d’arnaque, de coup de pouce et de coups de pute…

Le plus important, c’est d’écrire. Encore et toujours. Tous les jours. De proposer des choses, de raconter des histoires, afin de pouvoir les faire lire. Et d’espérer pouvoir un jour les partager avec le plus grand nombre.

Allez, j’arrête de vous casser les noix avec mes grandes théories ! Et je vous donne rendez-vous le 15 juin pour une bonne dose de cette écriture que j’adore partager avec vous !